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Le stress : fonctionnement et dangers.

Un cerveau, une mission de base : protéger votre intégrité physique. Comment? En agissant comme un radar programmé pour détecter les dangers. Vous marchez seul le soir dans une rue sombre. Vous entendez des bruits étranges. Sentiment d’insécurité. Réalité ou imagination, peu importe. Votre cerveau ameute les troupes. Il envoie un signal : danger. C’est le début d’une réaction en chaine. Priorité numéro un : préparer le corps et lui fournir l’énergie nécessaire pour agir. Ses premières alliées, deux hormones : l’adrénaline et le cortisol. L’adrénaline augmente votre rythme cardiaque, dilate vos bronches… Le cortisol augmente la quantité de sucre dans votre sang… L’opération survie est lancée.

Autre jour, autre situation…

Il fait beau. Vous marchez dans la rue une glace à la main. La belle vie. Soudain, un chien affamé et agressif surgit. Choc! Il faut réagir, vite, question de vie ou de mort. En une fraction de seconde, vous devenez un athlète. Bénéficiant soudain d’une forme olympique, vous vous mettez à courir et battez le record du monde du 100, 200 et 300 mètres. Ni membre du Guinness, ni juge olympique pour valider la performance. Oh déception cruelle… Vous regardez derrière vous. Le danger est passé. Ouf. D’un coup vous sentez la fatigue et une grande faim vous assaillir. Besoin de faire le plein et de vous ressourcer.

Vous venez de lire la description d’une attaque typique de stress. Sur le plan corporel, voici ce qui se passe. Un danger survient. Votre corps produit les hormones nécessaires pour vous fournir l’énergie et les réflexes pour réagir. Vous consommez l’énergie produite pour vous sortir de ce mauvais pas. Une fois le danger passé, vous éprouvez le besoin de manger et de vous reposer pour reconstituer l’énergie dépensée.

Le stress devient chronique lorsque votre corps n’a pas l’occasion de bénéficier de l’étape de récupération. La situation stressante revient encore et encore sans temps suffisant pour vous régénérer. Votre système tente alors de s’adapter à une situation antinaturelle. Il s’ensuit une longue chaine de dérèglements internes qui conduisent à des troubles physiques et mentaux.

Il existe divers troubles identifiés reliés au stress chronique. Apparemment, l’apparition et l’étendue de chacun varie en fonction de votre code génétique et de votre style de vie. Il est possible que vous souffriez de l’un ou l’autre sans nécessairement en avoir conscience. Voici les plus courants.

Obésité abdominale. Votre corps à besoin de lipides (graisses) et de glucides (sucres) pour produire de l’énergie. En état de stress chronique vous êtes très énergivore. Pour répondre à la demande actuelle et future, votre corps accumule des stocks. Sa région de prédilection est l’abdomen.
Il est intéressant de noter que l’obésité abdominale se calcule en fonction de votre rapport taille / hanche (différence entre votre tour de taille et votre tour de hanche) et non de votre poids. Si vous avez un poids normal et que toute votre graisse se loge dans votre abdomen, vous pouvez souffrir d’obésité abdominale.

Troubles cardiovasculaires. Ici, le trouble-fête est l’adrénaline. Elle entraine une accélération du rythme cardiaque, une augmentation de la vitesse des contractions du cœur, une hausse de la pression artérielle, une dilatation des bronches ainsi que des pupilles. La pression constante qu’elle exerce sur un système en état de stress chronique peut conduire à des troubles cardiovasculaires.
Une personne sujette ou ayant subi des maladies coronariennes se doit donc d’attacher une importance toute particulière à la gestion de son stress.

Le cholestérol. Un état de stress chronique entraine une augmentation mécanique du taux de cholestérol. La raison est simple. Le cortisol est nécessaire pour répondre à un stress.  Le cholestérol est un des ingrédients de base de la production du cortisol. Simple rapport de cause à effet.

Le diabète. Le stress est permanent. Pour répondre à la demande, le cortisol augmente la quantité de sucre dans le sang. Une partie de ce sucre est transformée pour fournir de l’énergie instantanée. L’excédent est pris en charge par l’insuline qui tente de le stocker dans le foie et les muscles. Le temps passe. L’insuline perd de son efficacité, une résistance se développe. Trop de sucre, le diabète apparaît (de type II, non insulino-dépendant).

Le stress chronique engendre également une plus grande vulnérabilité aux maladies infectieuses. L’American institute of stress cite notamment les maladies suivantes : le rhume, l’herpès, le sida et certains types de cancer. Il inclue également les maladies auto-immunes telles que l’arthrite rhumatoïde et la sclérose en plaque. Pour faire bonne mesure, il ajoute les problèmes reliés au système gastro intestinal (ulcère, côlon irritable…) et les maladies dégénératives comme Parkinson.
Sa conclusion quant à l’impact du stress est assez claire, en voici une traduction libre : « En fait, il est difficile de trouver une maladie qui ne soit pas empirée par le stress ou une seule partie du corps qui ne soit pas affectée par lui ». Pour éviter tout doute quant à leur point de vue, ils disent ensuite : « Il est certain que plus notre connaissance des ramifications du stress va augmenter plus la liste va s’allonger. »

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